Comment interpréter les résultats qui me sont donnés par mon laboratoire d’analyse ?

Aujourd’hui, l’un des moyens les plus efficaces pour suivre son état de santé et détecter un éventuel problème consiste à faire des analyses sanguines. Elles peuvent être de plusieurs natures selon ce que votre médecin cherchera à vérifier : prise de sang, analyse d’urine… Vous vous rendez le plus souvent dans votre laboratoire de proximité pour effectuer le prélèvement, ensuite envoyé et réalisé dans le plateau technique du laboratoire de biologie médicale, et restitué sous forme de résultats qui seront décryptés par votre médecin. Nous vous aidons à décrypter certaines de ces informations qui vous concernent.

La Numération Sanguine

Le premier terme à comprendre est la « Numération Sanguine » (NFS). Il s’agit simplement d’un dénombrement des différentes cellules présentes dans votre sang.
Les globules rouges sont mesurés et indiqués comme ceci :

  • Le volume globulaire moyen, VGM, qui permet de déterminer la taille des globules rouges.
  • L’hématocrite qui est la mesure du pourcentage de volume sanguin occupé par vos globules rouges. Si votre résultat est bas, vous êtes en état d’anémie ; s’il est élevé, en revanche, il se peut que vous soyez déshydraté.
  • Le fonctionnement de votre moelle osseuse est lui indiqué par le taux de réticulocytes (des jeunes globules rouges) qu’elle produit.

Les hématies, l’autre nom des globules rouges, sont aussi analysées pour étudier l’hémoglobine. Cette dernière permet de transporter l’oxygène des poumons vers le reste de votre organisme. On compte en moyenne un taux d’hémoglobine de 12 g/dl chez la femme et de 13 g/dl chez l’homme. Un taux inférieur vous conduirait, le plus souvent, à l’anémie. Les médecins s’inquiètent en dessous de 8 g/dl pour transfuser.
Les plaquettes sont les éléments permettant la coagulation après une hémorragie. Une valeur anormale au niveau des plaquettes peut avoir différentes conséquences :

  • Un taux bas, peut entraîner des saignements car la coagulation ne se fait pas correctement.
  • Un taux, au contraire, trop élevé pourra, potentiellement, boucher un vaisseau sanguin.

Les leucocytes, aussi appelés « globules blancs » sont en charge de la défense de votre organisme, notamment lors d’une attaque par des micro-organismes comme des bactéries ou des virus. Le pus que vous pouvez retrouver sur une plaie si elle a été mal désinfectée, est le résultat visible de la « bataille » entre les globules blancs et le corps étranger.
On retrouve notamment trois types de globules blancs dont le taux de présence dans le sang montre des résultats différents :

  • Les polynucléaires, de trois types, qui augmentent en cas d’infection bactérienne, d’allergie, ou d’infection par un parasite ;
  • Les lymphocytes dont le taux monte s’il y a une infection virale ou une maladie auto-immune (une maladie qui dirige les anticorps produits par l’organisme contre ce dernier)
  • Les monocytes, témoins de certaines pathologies infectieuses

« Les valeurs de référence » (VR)

Ces valeurs, en biologie médicale, servent de base à l’analyse. Lorsque vous lirez vos résultats fournis par le laboratoire d’analyse médical, ces taux seront indiqués à côté de votre taux personnel. En cas de valeur « anormale », vos taux seront mis en valeurs, souvent indiqués en gras, qui permettront à votre médecin de vous prescrire son diagnostic et d’adapter un traitement éventuel.

Voici les dénominations que vous pourrez retrouver dans un test d’analyse sanguin.

 

Test Dénomination
GB Globules Blancs
% de neutrophiles
% de lymphocytes
% de monocytes
% d’éosinophiles
% de basophiles
Premier type de GB polynucléaires
GB type Lymphocytes
GB type Monocytes
Deuxième type de GB polynucléaires
Troisième type de GB polynucléaires
GR

Hb

Hte

Globules Rouges

Hémoglobine

Hématocrite

VGM Volume Globulaire Moyen
TCMH Teneur Corpusculaire Moyenne en Hb
CCMH Concentration Corpusculaire Moyenne en Hb
IDR Indice de Distribution des GR
Plaquettes Plaquettes
VMP  Volume Moyen Plaquettaire

Si  vous obtenez une valeur « hors norme », ça ne veut pas dire que vous êtes forcément malade. A partir d’une étude de vos analyses médicales, vous pouvez donner une estimation de votre état mais en aucun cas un diagnostic précis, qui ne pourra, lui, être fait que par un spécialiste, en l’occurrence votre médecin.

Des résultats révélateurs d’habitudes de vie, pouvant entraîner des complications

Vos résultats d’analyse sanguine devraient aussi inclure la « vitesse de sédimentation ». Ce n’est pas une analyse précise mais elle permet néanmoins de détecter s’il y a une inflammation ou non.
En temps normal, elle n’excède pas 15 mm/h chez l’homme et 20 mm/h chez la femme. Si toutefois elle est supérieure, alors c’est que votre organisme est le siège d’une inflammation. Cela peut, par exemple, être dû à une infection, des rhumatismes, d’anémie ou de grossesse.
La VS est souvent remplacée par la Protéine C Réactive (CRP) voire chez le nouveau-né et l’enfant par la procalcitonine qui permet de différencier infection bactérienne et infection virale.
Vous devriez aussi avoir vos taux de lipide sous plusieurs formes :

  • Les triglycérides, provenant des graisses alimentaires et de la synthèse du foie, devraient être d’une valeur inférieure à 1,50 g/l. Si tel n’est pas le cas, cela peut être dû soit à votre patrimoine génétique, soit à un certain nombre de facteurs tels qu’une consommation abusive d’alcool, au tabac, à l’obésité, l’utilisation de contraceptifs oraux…
  • Le cholestérol, dépendant de l’âge, du sexe (plus haut chez l’homme), du régime alimentaire et des saisons, a une valeur normale située entre 1,5 et 2,0 g/l. Si le taux est trop élevé, c’est que votre apport alimentaire est trop riche en graisse saturée ou que votre corps le fabrique (Hypercholestérolémie dite essentielle)

La glycémie est, elle aussi, mesurée dans le sang. Il s’agit de la concentration de glucose dans le plasma sanguin. Ses valeurs varient selon l’âge et l’état nutritionnel mais il faut savoir qu’une glycémie à jeun normale est comprise entre 0,74 g/l et 1,06 g/l
Si le taux de glycémie est trop bas, on peut émettre plusieurs hypothèses quant à son origine : la prise d’alcool, l’anorexie, la prise de certains médicaments (insuline par exemple), certaines pathologies endocriniennes… Si, à l’inverse, elle est trop haute, cela peut être révélateur du diabète.

 

NB : Ces éclaircissements pour vous aider à comprendre vos résultats d’analyse médicale ne remplacent en rien la consultation chez votre médecin généraliste. La consultation et l’analyse sanguine ne peuvent être indépendant l’un de l’autre. Les biologistes experts de nos réseaux que vous rencontrerez lors du prélèvement peuvent également vous aider à mieux décrypter vos analyses, tout en vous dirigeant vers votre généraliste ou le médecin prescripteur.

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