La Prévention par la biologie médicale au cœur de la problématique des Infections Sexuellement Transmissibles (IST)

Au cours de ces dernières années, on observe une hausse de contamination par des IST telles que gonorrhées et chlamydia mais aussi une recrudescence de celles que l’on croyait disparues. Ainsi, la syphilis refait surface tandis que l’on pensait déjà l’avoir éradiquée dans les années 1990.

 

Selon un rapport de Santé Publique France de 2016, le nombre de personnes infectées par des IST est en hausse. Cependant, la séropositivité est stable depuis 2011. Des données surprenantes dès lors que les campagnes de prévention sont aujourd’hui intensives et que les risques dus à des rapports sexuels non protégés sont bel et bien connus.

Cependant, cet écart peut s’expliquer par le fait que le VIH et sa transmission sont en général bien connus de tous, alors que les IST ne le sont toujours pas. En effet, peu ignore que les IST peuvent se transmettre non seulement par voie sexuelle mais aussi par voie orale ou anale. En outre, certaines IST comme la chlamydia ou la syphilis peuvent mettre plusieurs semaines voire plusieurs mois à se manifester. Leur effet asymptomatique les rend difficile à détecter et peuvent amener à des conséquences graves. La syphilis due à une bactérie Treponema pallidum, peut se manifester par un chancre à l’endroit contaminé.

Cependant, cette petite bosse est totalement indolore et peut apparaître à des endroits moins visibles (comme dans la bouche par exemple). Il est important de préciser qu’une fois ces deux maladies détectées, il est possible de les soigner à l’aide d’antibiotiques mais si elles sont détectées trop tard, elles peuvent toucher d’autres organes.

 

En termes de prévention, l’information en particulier des populations jeunes joue un rôle fondamental, c’est le cas de toutes les campagnes sur l’utilisation du préservatif. Ensuite le dépistage par des examens de biologie est recommandé en particulier en cas de conduites à risques. Dans ce contexte le médecin va conseiller son patient sur les examens de biologie à réaliser et en fonction des résultats les mêmes examens devront être réalisés pour sa (son) ou ses partenaires.

Un autre exemple ou la biologie médicale joue un rôle essentiel dans le diagnostic d’une IST c’est l’infection par le papillomavirus humain ou HPV qui augmente de façon importante le risque de cancer génitaux. Aujourd’hui pour le suivi gynécologique des femmes entre 25 et 65 ans, la Haute Autorité de santé recommande un frottis cervico vaginal tous les trois ans. Ce frottis permet de détecter des lésions cancéreuses ainsi qu’une infection à HPV.

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