Le cancer de la prostate et sa détection

Le cancer de la prostate touche plus de 71.000 hommes chaque année. Le célèbre acteur américain Ben Stiller, ayant été atteint du cancer de la prostate, avait affirmé que le test du taux de PSA lui avait sauvé la vie. Peut-on en considérer que la mesure du taux de PSA est efficace pour détecter le cancer de la prostate ?

Quid du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate a deux modes d’évolution. La plupart du temps, il se développe de manière silencieuse et lente, c’est la forme indolente et il n’aura pas d’impact sur la vie du patient. Dans d’autres cas, le cancer progresse rapidement et il peut s’avérer mortel s’il n’est pas pris en charge à temps, on parle alors de forme agressive. Il est donc important de le détecter le plus tôt possible..

 

 

La détection du cancer de la prostate : Le toucher rectal, la prise de sang et l’échographie

Il existe trois examens de première intention en cas de suspicion d’un cancer de la prostate : Le toucher rectal, la prise de sang et l’échographie de la prostate. Le toucher rectal recherche une prostate augmentée ou non de volume, de consistance ferme, l’induration pouvant concerner la glande tout entière ou être simplement nodulaire. Si le toucher rectal est anormal, une prise de sang est nécessaire et un dosage de PSA sérique total ou « Antigène Prostatique Spécifique » est demandé et doit être effectué à distance du toucher rectal. Ce dosage mesure le taux de la protéine prostatique. La PSA  est une protéine sécrétée par les cellules de la prostate. C’est un des constituants du liquide séminal (fluide produit au moment de l’éjaculation) qui permet de fluidifier le sperme et de faciliter la bonne circulation des spermatozoïdes. Un taux normal de PSA doit être inférieur à 3 µg/L. Lorsque le taux de PSA est élevé, cela indique une anomalie qui n’est toutefois pas toujours synonyme de cancer. En effet, un taux anormalement élevé peut indiquer une hypertrophie bénigne de la prostate, une prostatite ou un cancer de la prostate. Il doit toujours être confirmé par le toucher rectal et une échographie de la prostate. En fonction des résultats de l’échographie, une biopsie (prélèvement de tissus prostatiques) viendra en seconde intention confirmer ou pas les premiers examens. Elle permettra de montrer la présence de cellules cancéreuses et donc de diagnostiquer le cancer, l’emplacement de la tumeur et son évolution. Toutefois, la biopsie peut entraîner des effets secondaires indésirables très désagréables pouvant dans certains cas être dangereux.

 

Quid du dépistage du cancer de la prostate ?

En France, la Haute Autorité de Santé  ne préconise pas un dépistage systématique du cancer de la prostate en population générale mais des dépistage ciblés. Par ailleurs, de nouveaux biomarqueurs sont en cours d’étude au niveau international ainsi qu’en France.

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