Le rôle du biologiste dans l’antibiothérapie

 

 

Les antibiotiques, également appelés médicaments antimicrobiens, sont des médicaments capables d’inhiber la croissance des bactéries ou de les tuer afin de traiter une infection, que ce soit chez l’homme, chez l’animal et parfois chez les plantes. Les antibiotiques sont destinés au traitement des infections bactériennes (par exemple, les pneumonies à pneumocoques ou les infections à staphylocoques). Tous les antibiotiques ne sont pas actifs contre toutes les bactéries. Il existe plus de 15 classes d’antibiotiques qui diffèrent par leur structure chimique et leur mode d’action. Un antibiotique peut s’attaquer à une seule bactérie ou à un groupe de bactéries.[1]

Il en existe deux types, l’antibiothérapie curative, par exemple pour traiter une infection urinaire à E coli, et l’antibiothérapie prophylactique, par exemple avant un acte de chirurgie à risque infectieux.

Le rôle du biologiste est multiple pendant l’antibiothérapie. Tout d’abord, avant de mettre en place le traitement du patient, un prélèvement est réalisé pour déterminer le germe responsable de l’infection et l’antibiogramme puis pendant l’antibiothérapie, le patient est surveillé cliniquement pour s’assurer de la disparition des symptômes (fièvre, toux, etc…) et des dosages sanguins peuvent être réalisés pour certains antibiotiques à forte toxicité (vancomycine).

Le biologiste intervient dans le choix de l’antibiotique et dans le conseil donné au médecin, c’est un acteur incontournable de la lutte contre les infections nosocomiales au sein des établissements hospitaliers.

Enfin, les informations produites et récoltées par les acteurs impliqués permettent de surveiller l’incidence de la résistance d’une bactérie au cours du temps et d’éviter l’émergence de bactéries dites hautement résistantes.

[1] Source : site ECDC – fiche d’information (grand public)

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